Journée Internationale des femmes en Science

Le 11 février marque, comme chaque année, la « Journée internationale des femmes et des filles de science ». Instituée par l’Organisation des Nations Unies en 2015, cette journée rappelle qu’à l’échelle mondiale, moins d’un tiers des chercheur·e·s sont des femmes (source : Institut de statistique de l’UNESCO). La communauté du GdR UP n’échappe pas à ce constat, avec seulement 22 % de femmes parmi les 450 membres permanent·e·s recensé·e·s.
Afin de promouvoir et renforcer la participation des femmes et des filles dans les sciences, nous avons souhaité donner à voir plusieurs femmes scientifiques, parmi la centaine que compte notre communauté. Doctorantes, ingénieures, chercheuses ou enseignantes-chercheuses, elles contribuent toutes activement à l’étude des phénomènes physiques et chimiques aux échelles de temps ultracourts (attoseconde, femtoseconde, picoseconde) et ce dans toutes les phases de la matière, depuis les atomes et molécules isolés jusqu’aux matériaux et systèmes nanométriques. Nous présentons ci-dessous, par ordre alphabétique, leur parcours et leurs activités de recherche.
Federica AGOSTINI, CPJ au laboratoire de Chimie Théorique (LCT), Paris
Federica a obtenu en 2010 son doctorat en physique théorique en co-tutelle entre l’université de Sapienza et l’UPMC à Paris. Elle a ensuite travaillé pendant un an comme post-doctorante à l’ENS de Paris, avant de rejoindre l’Institut Max-Planck de physique des microstructures à Halle (Allemagne). Federica a été nommée maitresse de conférences à l’ICP à l’Université Paris-Saclay en 2016, et a récemment pris ses fonctions de Chaire Professeure Junior au LCT à Sorbonne Université. Depuis 2016, Federica développe la factorisation exacte comme théorie pour modéliser et simuler la dynamique ultra-rapide des systèmes à plusieurs corps, des systèmes électron-noyau aux systèmes photon-électron-noyau et aux systèmes purement électroniques. Elle développe des théories et des algorithmes pour décrire la dynamique des états excités au cours des réactions photochimiques.
Valérie BLANCHET, DR CNRS au Centre Lasers Intenses et Applications (CELIA), Bordeaux
Valérie est chercheuse au CNRS depuis 1999. Elle explore depuis son master une quête sans fin, et travaille aujourd’hui au Centre Lasers Intenses et Applications (CELIA) à Bordeaux. Son obsession ? Observer la danse des électrons qui structurent la matière. Pour en percer les corrélations, elle les arrache par photoexcitation multi-étapes, en sondant leurs dynamiques ultra-rapides, sur des échelles de temps allant de l’attoseconde à la picoseconde, avec des impulsions lumineuses aux longueurs d’onde adaptées.
Alexie BOYER, CR CNRS à l’Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg (IPCMS), Strasbourg
Alexie découvre le monde de la physique ultrarapide lors de son master à l’Université Claude Bernard Lyon 1. Fascinée par ce domaine, elle se lance dans une thèse sur l’étude des dynamiques ultrarapides induites par photoionisation, à Lyon. Elle y explore les dynamiques électroniques à l’échelle attoseconde et les mouvements vibrationnels aux échelles femto- et picosecondes, dans des systèmes complexes en phase gazeuse, tels que les ions biomoléculaires. Elle part ensuite deux ans en postdoctorat grâce à une bourse JSPS à l’Université de Kyoto pour élargir son expertise vers la phase liquide. Chargée de recherche au CNRS depuis un an, elle a intégré l’IPCMS où elle développe des expériences de spectroscopie de photoélectrons résolue en temps pour l’étude de processus ultrarapides photo-induits, tels que les transferts d’énergie, de charge ou les réarrangements structurels.
Sreelakshmi CHANDRABOSE, chercheuse CEA au Laboratoire Interactions, Dynamiques et Lasers (LIDYL), CEA Saclay, Gif-sur-Yvette
Sreelakshmi a rejoint le CEA en 2023. Elle possède une solide expertise expérimentale dans le développement d’une large gamme de techniques de spectroscopie laser ultra-rapide permettant d’étudier des processus photo-induits en phase condensée. Son projet actuel au LIDYL porte sur le développement d’un système de spectroscopie térahertz ultra-rapide à tir unique pour capturer la formation d’électrons pré-hydratés dans l’eau. Ces électrons sont des produits clés de la radiolyse de l’eau et sont responsables de dommages directs de l’ADN et d’autres biomolécules, à des échelles de temps ultrarapides. L’objectif ultime est d’étudier les électrons pré-hydratés générés par des faisceaux d’électrons à très haute énergie (VHEE) à faible taux de répétition et à débit de dose extrême (50-250 MeV). Cette technique est particulièrement prometteuse pour la radiothérapie FLASH.
Amira GHARBI, postdoctorante au Laboratoire d’Optique et Biosciences (LOB), Ecole Polytechnique, Palaiseau
Après une licence en physique fondamentale à l’Université des Sciences et de la Technologie d’Alger, Amira a suivi deux masters de recherche : en physique des plasmas et de la fusion à l’Université Paris-Saclay, et en lumière, matière et interactions à Sorbonne Université. Elle a ensuite réalisé un doctorat à l’Université de Strasbourg, à l’IPCMS, sur la dynamique de diffusion des excitons dans des nanoparticules organiques, étudiée à l’aide de techniques de spectroscopie de fluorescence résolues en temps. Ses recherches portent aujourd’hui sur l’étude de la dynamique et la structure de systèmes biologiques grâce à des techniques avancées de spectroscopie optique ultra-rapide. Elle s’intéresse en particulier aux processus photophysiques multi-échelles. Amira est également très attachée à l’enseignement universitaire, à la formation expérimentale, à l’encadrement d’étudiant·e·s, ainsi qu’à la médiation scientifique.
Jaismeen KAUR, IR CNRS au Laboratoire d’Optique Appliquée (LOA), Ecole Polytechnique, Palaiseau
Jaismeen est ingénieure de recherche CNRS au LOA. Après un master en optique, elle a réalisé une thèse à l’Institut Polytechnique de Paris, consacrée au développement d’une source attoseconde intense basée sur des miroirs plasma. Elle travaille aujourd’hui à l’interface entre le développement de technologies laser de pointe et leurs applications aux interactions laser–plasma. Son objectif est de concevoir et de mettre en œuvre de nouvelles approches en optique non linéaire et en mise en forme d’impulsions, afin d’améliorer les performances des lasers ultrarapides : impulsions plus courtes, énergies plus élevées, contrôle spatio-temporel plus fin et génération de faisceaux structurés. Jaismeen explore de nouveaux régimes d’interaction et contribue au développement de sources ultracourtes et brillantes, de rayonnement lumineux comme de particules énergétiques (électrons, ions), toujours plus puissants.
Sreelakshmi PALAKKAL, doctorante à l’Institut Lumière Matière (ILM), Lyon
Sreelakshmi est actuellement doctorante en spectroscopie moléculaire ultra-rapide à ILM. Son sujet de recherche est l’étude de la dynamique moléculaire photo-induite à l’échelle de temps de l’attoseconde, dans les molécules complexes en phase gazeuse. Pour étudier la dynamique ultra-rapide des électrons, et plus précisément mesurer les temps de retard de photo-ionisation, Sreelakshmiutilise la génération d’harmoniques élevées, la technique RABBITT et la spectroscopie VMI. Elle apprécie particulièrement le travail expérimental mettant en œuvre des systèmes optiques ultrarapides et des lasers femtosecondes, au sein d’environnements de recherche collaboratifs.
Kyriaki SAMIOTI, doctorante au Laboratoire de Physique des Solides (LPS), Orsay
Kyriaki a obtenu une licence en Physique à l’Université d’Athènes (NKUA) ainsi qu’un master intitulé “Physical Chemistry & Chemical Physics (PCCP)” à l’Université de Bordeaux. Elle est actuellement en troisième année de doctorat au Laboratoire de Physique des Solides à Orsay. Ses recherches portent sur les méthodes de photoémission ARPES et ARPES résolue en temps, afin d’étudier la structure de bandes et des dynamiques électroniques des matériaux topologiques et bidimensionnels à l’échelle femtoseconde.
Gwenaëlle VAUDEL, IR CNRS à l’Institut des Molécules et Matériaux du Mans (IMMM), Le Mans
Gwenaëlle est ingénieure de recherche CNRS depuis 17 ans. Après un diplôme d’ingénieure en optique et optronique, elle a poursuivi en doctorat en physique au Laboratoire FOTON à Lannion. Gwenaëlle a rejoint l’IMMM en 2009 et depuis est responsable d’une plateforme instrumentale de lasers impulsionnels ultrarapides (35 à 200 fs) regroupant 8 expériences d’interaction lumière-matière pour l’exploration des phénomènes ultra-rapides dans les solides et nanostructures. A ce titre, Gwenaëlle pilote cette plateforme où elle accueille et forme des jeunes chercheur·e·s et collaborateur·rice·s et où elle mène différents projets scientifiques autour de la caractérisation élastiques des nanomatériaux. Elle développe également des expériences pour les études fondamentales sur la dynamique des phonons, des électrons, des couplages spin-phonons (réponse optique, émission THz, phonons et magnons cohérents).
– FOCUS RECHERCHE du GDR UP
(16/12/2020) Eric Collet (univ Rennes, IPR) « Photomagnétisme ultra-rapide dans des matériaux moléculaires »
(30/03/2021) Pascal Ruello (univ Le Mans, IMMM) « Ultrafast light-induced phonons in solids : from metals to multiferroics »
(12/07/2021) Jérôme Faure (CNRS, LOA) « Accélérer des faisceaux d’électrons relativistes avec un laser d’un cycle optique »
(09/12/2021) Angella Vella (univ. Rouen, « Émission d’ions, d’électrons et des photons à partir d’une nanopointe sous éclairement laser ultra-bref« )
(17/11/ 2022) Stefan Haacke (univ. Strasbourg, IPCMS) « Ultrafast molecular processes: from photo-sensitive proteins to solar cells »
(25/05/2023) Micea VOMIR (IPCMS) « Ultrafast magnetization dynamics in metallic thin films »
(24/11/2023) Xavier SARAZIN (IJClab) « Projet DELLight »
– Numero spécial EPJ-ST dédié aux activités des membres du GDR UP
Un numéro spécial d’EPJ-ST est consacré aux activités des membres du GDR Ultrafast Phenomena. Il concerne aussi bien les activités expérimentales que théoriques des laboratoires français s’intéressant aux processus ultrarapide dans la matière diluée, liquide, solide et plasma. 27 articles ont été réunis dans ce volume: https://link.springer.com/journal/11734/volumes-and-issues/232-13
– ECOLES THEMATIQUES
- 2ème École européenne du COST MOLIM « Advanced technics for molecular spectroscopy and dynamics » 6 – 10 mars 2017, Paris-Saclay (participation)
- École thématique FEMTO-UP « impulsions ultracourtes et applications ». Co-organisée par le GDR UP et le réseau FEMTO. Du 17 au 20 Octobre 2017 au domaine de St joseph à St Foy-lès-Lyon (Lyon).
- Ecole d’été des GDR EMIE & UP: Dynamique multi-échelle dans les systèmes moléculaires. Ecole de physique des Houches- 25 au 30 aout 2019
- 2020, Strasbourg, 2nd école thématique FEMTO-UP « impulsions ultracourtes et applications », co-organisée par le GDR UP et le réseau FEMTO.
– CONFERENCES
- 1ère Conférence plénière du GDR U.P (28-30 septembre 2016 à la Cité internationale Universitaire de Paris)
- 2ème Conférence plénière du GDR U.P (9 et 10 novembre 2017 à la cité internationale Universitaire de Paris)
- 3ème Conférence plénière du GDR U.P (10-11 décembre 2018 à la FIAP Paris)
- 4ème Conférence plénière du GDR U.P ( 24-26 février 2020 CIUP Paris).
- 5ème Conférence plénière du GDR U.P (22-23 novembre 2021 CIUP Paris).
- 6ème Conférence plénière du GDR U.P (elle aura lieu le 12-13-14 décembre 2022 CIUP Paris).
– WORKSHOPS
- 2ème rencontre des utilisateurs d’ATTOLAB, 1 et 2 décembre 2016, Université Paris-Saclay (participation)
Workshop « Journée des électrons libres 2017 : De la génération aux applications »
mercredi 22 Mars 2017, Université Paris-Saclay. (participation)
- – Mini-colloque SFP « Dynamique électronique et nucléaire aux échelles de temps ultrabrèves : atto, femto, picoseconde » congrès général de la SFP. 3-7 juillet 2017 (Orsay). (organisé par le GDR UP)
- – 8-12 juillet 2019, Nantes, congrès général de la SFP « Science attoseconde: études aux échelles de temps ultimes » (organisé par le GDR UP).
- – 24-28 aout 2020, Rennes journée de la matière condensée « Perspectives in XUV and attosecond science in condensed matter » (organisé par le GDR UP)
- – Mini-colloque JMC2022 (Lyon) Ultrafast processes with new light sources, from THz to Xray (aout 2022) (organisé par le GDR UP)
– L’APPEL D’OFFRE COLLABORATIF du GDR U.P
Le GDR ULTRAFAST PHENOMENA propose des dotations dédiées à favoriser l’établissement de collaborations entre les équipes du GDR U.P en participant au financement de frais de missions (pour réaliser une expérience, participer à une réunion etc…).
Les modalités sont précisées ci-dessous :
Echéances : 2 par an pour des missions prévues dans les 3 mois suivant la demande.
Deadlines : au fil de l’eau
Format : libre ½ page (1 page max) précisant :
Le projet scientifique et son planning prévisionnel en précisant la valeur ajoutée et structurante de la nouvelle collaboration
Les personnes impliquées dans la collaboration
La prévision des dépenses
Montant: typiquement 600€ (remboursement au laboratoire sur frais réels engagés, à hauteur maximum du devis accepté par le bureau)
envoyer le projet à : lionel.poisson@universite-paris-saclay.fr et franck.lepine@univ-lyon1.fr